BAA_9876_1123Le terme de gabelle ( de l’arabe dialectal gabēla, variante de qabāla = impôt, devenu en latin médiéval gabulum) indiquait, à l’origine, dans le droit tributaire français et italien, les impôts indirects sur les échanges et sur la consommation de marchandises. Les gabelous, préposés à la perception de la gabelle, étaient profondément détestés par la population.

 

Les gabelles sur les denrées alimentaires de première nécessité (blé, etc…) étaient souvent appliquées de manière onéreuse et abusive. Il suffit de penser à la fameuse gabelle sur le sel. La gabelle emigrationis était la taxe à laquelle était soumis le migrant pour le capital qu’il apportait. La gabelle hereditatis était la taxe due pour envoyer à l’étranger dons ou héritages.

 

La gabelle sur le sel en France, et aussi en Vallée d’Aoste,fut l’une des taxes les plus exécrées et les moins équitablement distribuées.Taxe d’origine romaine, elle avait été confirmée entre le XIIe et le XIIIe siècle par la Couronne : déjà instituée comme mesure temporaire par Louis IX en 1246, puis reprise par Philippe IV en 1286, la gabelle devint permanente sous le règne de Philippe VI, qui l’étendit à tout le royaume par l’ordonnance du 20 mars 1343; ainsi le sel devint-il monopole d’Etat.[4] Malgré la désapprobation de nombreux réformateurs, ce fut seulement en 1790 que cette taxe fut abolie, sur décision de l’Assemblée nationale constituante[2]. Après une réapparition fugitive sous Napoléon Bonaparte, elle tomba en désuétude et fut définitivement supprimée.[3]

 

 

En Vallée d’Aoste, le terme de Gabelle indiquait tout particulièrement le lieu où l’on achetait sels et tabacs,et donc les nombreux bistrots de campagne.